Hervé Morin, Président du Nouveau Centre, se réjouit des engagements pris lors du Sommet du G20, qui constituent une première étape de la refonte du système financier mondial.
Impensable il y a encore quelques mois, la tenue de ce sommet est à mettre au crédit de la présidence française de l’Union européenne, qui a su convaincre les principaux dirigeants de la planète d’apporter ensemble une réponse globale à la crise financière.
Les engagements pris à Washington vont bien au-delà de simples déclarations d’intention et s’appuient sur un calendrier contraignant.
Ce sommet marque la fin d’une époque : celle de l’impunité de la finance mondiale.
Car aucun territoire, marché ou institution, y compris les fonds spéculatifs, ne doit échapper à une réglementation ou à une surveillance appropriée.
Alors que le monde entre dans une période de récession sans précédent depuis 1945, il est plus que jamais indispensable de ne pas céder à la tentation du repli protectionniste et de promouvoir un système de gouvernance mondiale fondé sur une coopération accrue entre les Etats et les grandes organisations internationales.